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Design MasterClass

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Design MasterClass est le podcast francophone de référence sur les pratiques du design. Chaque épisode explore les pratiques actuelles mais aussi les enjeux qui impactent quotidiennement le travail des designers et designeuses. Éthique, inclusion, diversité, il n'y a pas de sujets tabou !
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Dans cet épisode nous avons discuté avec François Chay (Chief Product Officer @ La Ruche qui dit Oui !) et Anthony Adam (Head of Design @ Pretto et membre de Design MasterClass). Cette édition est un peu spéciale pour nous puisque pour la première fois les échanges ont été animés par Marine Dias (UX Researcher @ Algolia).

Pourquoi une équipe produit doit-elle s’organiser ?

Dans les organisations orientées produit, le designer doit trouver sa place entre différentes parties prenantes : les développeurs, le Chief Technical Officer, les Product Managers/Product Owners, mais aussi les utilisateurs, les équipes marketing, etc.

Comment organiser son équipe produit dans ce contexte ? “L’organisation n’est pas une fin en soi mais un moyen pour que les membres de l’équipe puissent bien faire leur travail. Qu’il s’agisse de la gestion du temps, des ressources, des priorités selon les objectifs définis par le management, l’organisation doit permettre avant tout de résoudre des problèmes”, rappelle François.

A partir de cette mise au point, l’organisation peut se penser sur 2 axes :

1. L’organisation humaine (teams, squads, etc.)
2. L’organisation temporelle (quarters, batches, sprints, etc.)

Les deux axes sont indépendants et peuvent être combinés en fonction de la maturité et des besoins de l’entreprise et de l’équipe.

Comment les équipes produits peuvent-elles “désiloter” leurs activités ?

  • En confrontant un maximum de métiers à la recherche utilisateur ;
  • En se dotant d’un relais humain entre l’équipe et le reste de l’entreprise (rôle qui peut être endossé par le Product Manager ou le Product Owner, entre autres) ;
  • En acceptant que les overlaps entre les différents métiers sont énergivores mais qu’ils restent productifs et n’affectent pas la vélocité à moyen terme ;
  • En impliquant dès que possible les personnes décisionnaires dans la conception de la solution (notamment grâce aux ateliers), et en leur montrant qu’ils sont capables de formaliser des solutions ;
  • En instaurant une culture d’ouverture (communication, disponibilité, écoute, relation de confiance, transparence décisionnelle) et de bienveillance (le terme peut paraître galvaudé mais il reste indispensable pour ne pas exclure de membres de l’équipe) ;
  • En limitant le nombre de relations possibles entre les acteurs des différentes équipes à travers une boucle de validation allégée (par exemple : reporting uniquement en début et fin de sprint comme le suggèrent les rituels de SCRUM). L’idée sous-jacente étant qu’une équipe n’a pas besoin d’être au courant de tout ce que font les membres des autres équipes, tout le temps, pour bien faire son travail ;
  • En encadrant les processus de feedback interne. La Ruche qui dit Oui! s’est par exemple constitué une une charte de la critique qui donne à chaque membre de ses équipes les outils pour formuler et répondre à un problème de manière constructive.

Enregistré chez Pretto, le 13 juin 2019.

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Pour cette deuxième rencontre nous avons eu le plaisir d'accueillir Léa Mendes da Silva (Head of Design @ Everoad) et Eleonore de Lusignan (Senior UX designer @ WeDigital.Garden) pour discuter de la mixité et de la diversité dans l'univers de la tech et plus particulièrement dans celui du design.

Le design a un impact énorme sur les produits et leurs usages, dont certains façonnent notre quotidien. Il est donc indispensable aujourd’hui de questionner sa diversité en tant que milieu professionnel, mais aussi en tant que discipline capable d’inclure comme d’exclure les utilisateurs.

Partant de leur expérience et en s’appuyant sur les questions du public, Léa et Eleonore on traité les principaux enjeux liés à cette problématique. En voici quelques extraits :

  • Les designers doivent repérer et prendre en compte les biais qui limitent l’accessibilité, et qui sont de facto excluants, et trop souvent sous-estimés (usage trans-générationnel, agnosticisme technologique, lisibilité des interfaces, spécificités locales).
  • La user research doit aussi servir la diversité et pas uniquement des impératifs business :
    - En considérant les personas qui génèrent du feed-back d’usage (et pas uniquement du chiffre d’affaire) et qui aident à lever un maximum de pain points.
    - En regardant le plus possible vers l’extérieur (problématiques et besoins utilisateurs, réalité terrain, enjeux sociétaux, etc.) pour ensuite sensibiliser toutes les personnes liées au produit.
  • Les recruteurs doivent favoriser la diversité des équipes et la complémentarité des profils :
    - En intégrant des profils qui vont enrichir la mentalité du groupe et pas uniquement des perfect fits qui adhèrent à toutes les valeurs de l’entreprise au pied de la lettre.
    - En adoptant une communication RH inclusive et réaliste pour attirer des profils mixtes à la hauteur des compétences requises.
    - La diversité dans le design est aussi un problème qui doit être analysé au niveau des formations (accessibilité socio-économique, importance des réseaux dans l’insertion professionnelle, diversité des mentors, etc.).
  • Il ne faut pas perdre de vue que les enjeux d’intégration sociale dépassent les seuls métiers de la tech et façonnent la société dans son ensemble. La valeur de l’inclusion et l’importance de la diversité doivent être inculquées à tous les profils décideurs, qui pour la plupart ne sont pas sensibles à ces questions.
  • Les entreprises doivent prendre leurs responsabilités et s’engager ouvertement sur la parité homme-femmes à tous les niveaux de l’entreprise (non-discrimination salariale, représentation aux postes décisionnels, ascension professionnelle, aide à la maternité, conditions de travail, etc.). Cela est d’autant plus indispensable pour le secteur des startup qui se veut en avance par rapport aux modèles d’entreprises classiques.

Enregistré au Liberté Living Lab, le 28 mars 2019.

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Quels sont les deux livres indispensables dans votre bibliothèque ?
Ceux que vous voulez conseiller à d’autres designers et designeuses ?

C’est la question que nous posons aux designers et designeuses que nous rencontrons. Ils • elles partagent avec nous leurs lectures indispensables. Les livres qui les inspirent ou questionnent leurs pratiques quotidiennes.

Dans ce troisième épisode, nous partons sur la route, passant par Amsterdam, Marseille et Paris. Nous allons à la rencontre des bibliothèques de Alexis, Florence et Aurélie.

Si vous avez des livres à nous conseiller ou si vous souhaitez participer à ces épisodes, n'hésitez pas envoyer un mail à livre@designmasterclass.fr.

Amsterdam
Dans une autre vie, Alexis à été UX Lead. Aujourd’hui il travaille pour TestingTime à Amsterdam et en Europe. Découvrez son parcours atypique ainsi que les deux livres qu’il conseille.

  • Articulating Design Decisions • Tom Greever
  • Ruined by Design • Mike Montero

Pour conclure, il nous partage les lieux qu’il aime à Amsterdam et des ambiances sonores associées.

Marseille
Issue d’une formation en design graphique, Florence est désormais Fab Manageuse pour la manufacture Make ICI à Marseille. Elle nous parle de 3 livres - visuellement engagés - qui lui ont permit de forger son identité de designeuse.

  • Voir le voir • John Berger
  • Le vestige du funambule : le design graphique, entre économie et morale • Annick Lantenois

Florence nous partage également sa lecture du moment :

  • Manuel de communication guerilla • Collectif Autonome a.f.r.i.k.a. gruppe, Luther Blisset, Sonja Brünzels

Paris
Aurélie travaille chez BeNext, actuellement en mission en tant qu’UX Designeuse chez Radio France.

Elle nous présente un livre clé, qu’elle a lu lorsqu’elle était encore étudiante en design d’objet. Son deuxième choix est une lecture plus méthodologique qui l’accompagne dans son travail.

  • Design de Service • Cyril Afsa
  • UX Writing, Le guide de la microcopie • Kinneret Yifrah

Elle nous partage également sa passion pour Gaston Bachelard - un philosophe - qu’elle a eu l’occasion de relire ces dernières semaines.

Concluons cet épisode par une balade...

Cet épisode à été réalisé et monté par Emeline Bailleul, Anaïs Texier et Anthony Adam.

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En tant que designers et designeuses, nous avons beaucoup échangé à propos de l’impact du confinement sur nos pratiques et nos rythmes de travail.

Ce sont ces échanges qui ont inspirés ce nouvel épisode de Design MasterClass.

Qu’est-ce que cela veut dire être designers et designeuses en remote ? Et comment ce mode de travail modifie-t-il nos pratiques ?

Pour répondre à ces deux questions, il était important de croiser les témoignages. Nous avons donc interrogés - d'un côté - Clara Rua (Slite), Nicolas Simon (Yousign) et Elodie Mermet (Heetch), qui sont habitué•es au remote. Ils et elles le pratiquent depuis plusieurs mois et sont convaincu•e•s par ce mode d’organisation.

De l'autre côté, Jérôme Fiorese (Palo It) et Ilham Belkady (AUSY) découvrent le 100% remote depuis le 14 mars.

Nous avons enregistré cet épisode entièrement en remote, avec des intervenants et des intervenantes partout en France.

Chapitre 1

1:40 • Qu’est-ce qu’une entreprise 100% remote ?

6:15 • Comment le travail en remote influence votre métier de designer ?

19:37 • “La culture d’entreprise se construit avec les gens, et non avec leur environnement de travail“.

Cette citation de InVision est tirée d’un article “Comment les entreprises remote peuvent créer une grande culture”.
Lire l'article

Chapitre 2

22:11 • Entre habitudes et rituels, comment se déroulent vos journées ?

32:09 • Des histoires, le quotidien.

Chapitre 3

48:47 • Le remote, est-ce pour tout le monde ?

Nous avons demandé à Clara, Nicolas et Elodie si il•elles conseillent le travail en remote à tout le monde.

57:28 • Êtes-vous convaincu par le travail en remote ?

Es-ce que Jérôme et Ilham sont convaincus par le fait de travailler à distance, ceci malgré la situation ?

63:04 • Le mot de la fin

Cet épisode à été réalisé et monté par Emeline Bailleul, Anaïs Texier et Anthony Adam

Musique de fin : Life During Wartime • Talking Head

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Quels sont les deux livres indispensables dans votre bibliothèque ?
Ceux que vous voulez conseiller à d’autres designers ?

C’est la question que nous posons aux designers que nous rencontrons. Ils partagent avec nous leurs lectures indispensables. Les livres qui les inspirent ou questionnent leurs pratiques quotidiennes.

Dans ce deuxième épisode de notre série c’est Teodora, Margaux et Nicolas qui explorent avec nous leur bibliothèque.

Si vous avez des livres à nous conseiller ou si vous souhaitez participer à ces épisodes, n'hésitez pas envoyer un mail à livre@designmasterclass.fr.

Teodora Blindu est UX-UI Designeuse et Studio Lead @ GoodPatch. Elle nous parle de deux livres qu’elle adore.

  • The Culture Map • Erin Meyer (Le titre français de l’ouvrage : La Carte des Differences Culturelles: 8 clés pour travailler à l'international)
  • Le Livre des Décisions • Mikael Krogerus, Roman Tschäppeler

Margaux Reinaudo est Graphic / Brand Designeuse le jour et Illustratrice la nuit - sous le pseudo Gomargu. Elle a décidé de nous parler des bandes dessinés qu’elle affectionne et qui l’inspirent.

  • Les culottées • Penelope Bagieux
  • Persepolis • Marjane Satrapi

Margaux nous parle également des ses lectures illustrées du moment :

  • Repères, 2 000 dessins pour comprendre le monde • Jochen Garner
  • The Sick Rose: Disease and the Art of Medical Illustration • Richard Barnett

Pour conclure cet épisode, Nicolas Simon - Product designer @ Yousign - nous présente ses deux livres indispensables autours des questions du design émotionnel et de l’experience client.

  • Design Emotionnel • Aaron Walter
  • L’experience Client • Laurence Body, Christophe Tallec

Bonne écoute !

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Dans ce cinquième épisode nous échangeons avec Vincent DROMER (Designer, Facilitateur, Co-fondateur @ Klap.io) et Marie-Anne HAOUR (Innovation Strategist, Coach, Researcher & Facilitator @ Simiya). Ils sont tous les deux spécialisés dans l’usage de la démarche Design Thinking. Les échanges sont animés par Anthony ADAM.

Au sommaire de cet épisode

09:56 • Chapitre 1
Décrypter la pratique.
Avec nos invités nous parlons de leur pratique quotidienne, de leurs réussites et de leurs échecs.

36:00 • Chapitre 2
Les workshops, un outil au service du collectif. Comment les organiser ? Quel est le rôle et la posture du facilitateur ?

65:00 • Chapitre 3
Dans ce dernier chapitre nous abordons la question de l’éthique dans le Design Thinking. De plus en plus de monde utilise cette méthode, existe-t-il un risque de la voir détournée ? Comment éviter la “facipulation” ?

Enregistré en public, chez IronHack Paris, le 26 septembre 2019.

Chapitre 1

Les concepts d'agilité en entreprise sont arrivés en France il y a une vingtaine d’années mais ont mis du temps à être compris. Les entreprises sont agiles sur les moments d’idéation mais peinent à le rester pendant les phases de conception. Pour Marie-Anne, la France a toujours été marquée par la culture des écoles d'ingénieurs et de commerce. Ces filières sont organisées en silos et l’univers entrepreunarial qui en émane peine donc à se saisir des méthodes radicalement collaboratives comme le Design Thinking.

Qu’est-ce qu’une application réussie du Design Thinking ? Pour Vincent, l’exemple classique de l’innovation par l’empathie est celui de la transformation de l'expérience du scanner IRM par GE. Doug Dietz - responsable innovation chez GE Healthcare - utilise la méthode afin de changer l’univers des salles d’imagerie.
Visionnez le TEDx de Doug Dietz :
https://youtu.be/jajduxPD6H4

Chapitre 2

Le rôle du facilitateur est d’accompagner une équipe dans ses réflexions en proposant différents outils et protocoles pour atteindre un livrable. C’est un catalyseur qui aide à tenir le cap afin de permettre aux participants du workshop de faire exploser leur potentiel. Les ateliers font prendre conscience aux gens de la puissance du Design Thinking, de l'importance de sortir du cadre habituel de pensée pour aller vivre des expériences qui vont provoquer de nouvelles solutions.

Un workshop nécessite un certain travail de préparation. Il faut connaître les principales contraintes de l'entreprise pour estimer le niveau de livrable qui peut être attendu. Si le travail préparatoire a pour but d’aider le facilitateur, il faut garder à l’esprit que tous les préconçus et hypothèses peuvent être invalidés à tout moment. Comme le veut la maxime d’Eisenhower : "Plan is nothing, planning is everything".

Chapitre 3

Comme toute méthodologie qui a le vent en poupe, la pratique du Design Thinking peut rebuter ou être utilisée à mauvais escient.

Un des cas les plus fréquents concerne les grands groupes qui utilisent cette méthode pour servir l'entreprise plutôt que l’utilisateur. Ce qui oblige un coach ou un facilitateur en Design Thinking à avoir des convictions sur l’application de la méthode au moment de choisir ses projets.

Face aux sceptiques, Vincent et Marie-Anne rappellent que les principes du Design Thinking sont composés de bon sens qui permettent une relecture d’une situation précise et de produire des solutions concrètes, loin de la posture de type consultant classique.

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